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Affichage des articles du août 17, 2016

::+:: Qui sont les catholiques athées ?

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La douceur des vacances – ce pas de côté – vous invite au calme. Profitons-en. Essayons de comprendre au lieu de nous abandonner à la seule indignation. C’est pourtant cette dernière qui d’abord m’habita en découvrant début août les diatribes de l’extrême droite contre le pape. De Marion Maréchal-Le Pen à Marine Le Pen, en passant par Robert Ménard ou Gilbert Collard, tous ont invectivé le pape François – et sur quel ton ! –, coupable d’avoir observé que dans « presque toutes les religions » il y avait des fondamentalistes. « Et nous en avons aussi », osa-t‑il ajouter dans l’avion qui le ramenait de Cracovie !
Quoi ? Mettre sur le même plan les barbares musulmans et les chrétiens ou les juifs ! Sur les réseaux sociaux, c’est une haine toute nue qui s’exprima aussitôt, avec des hashtags injurieux du genre #GrosCon et ou #PasMonPape. Un détail trahit l’inculture de nos justiciers. La diatribe de Robert Ménard, qui comparait le pape à ces « bobos des beaux quartiers », fut publiée sur le…

::+:: Jordanie : Pétra, la cité vermeille

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Pétra, cité nabatéenne préislamique située au sud de la Jordanie, témoigne d’un style caractéristique, trahissant l’influence des Grecs, des Égyptiens et des Assyriens avec lesquels les Nabatéens étaient en contact. Pétra doit son surnom de "cité vermeille" à la couleur prédominante du grès local. Embarquez pour un voyage inoubliable grâce à cet extrait de notre livre consacré aux plus beaux lieux sacrés.
La vallée isolée, entaillant un massif montagneux semi-désertique, où se niche Pétra fut jadis le refuge des Nabatéens. Cette position stratégique leur assura le contrôle des routes commerçantes traversant le Proche-Orient et ils accumulèrent assez de richesses pour faire naître de la roche une cité splendide.
Le cadre n’a rien perdu de son caractère spectaculaire. L’accès principal à Pétra demeure l’étroit canyon du Siq, qui serpente entre de hautes parois abruptes avant de s’élargir brusquement pour révéler, avec une certaine théâtralité, la façade d’un étrange édifice, m…

::+:: Dieu, le travail et l'Amérique, selon Morgan Freeman

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Morgan Freeman, monument d'Hollywood à la voix de velours, qui joue dans un remake survolté de "Ben-Hur" en 3D, garde la tête froide à l'évocation de son impressionnante carrière.
Depuis ses débuts comme figurant dans "Le prêteur sur gages" (1964), la filmographie de l'acteur noir s'est allongée jusqu'à 79 titres.
Ils ont collectivement généré 4,3 milliards de dollars au box-office, soit presque autant que les recettes combinées de tous les films d'Al Pacino et Robert De Niro.
Freeman, 79 ans, a été nommé cinq fois aux Oscars mais a dû attendre 2005 pour décrocher une prestigieuse statuette: celle du meilleur second rôle grâce au film de Clint Eastwood, "Million Dollar Baby".
Beaucoup à Hollywood estiment qu'il aurait dû remporter celle du meilleur acteur pour son interprétation magistrale d'Ellis Boyd "Red" Redding, un détenu désabusé dans "Les évadés" (1995), peut-être sa prestation la plus unanimement sa…