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Affichage des articles du juin 23, 2016

::+:: Adrien Candiard "Être chrétien, c’est aimer le monde tel qu’il est"

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Frère dominicain, Adrien Candiard vit au Caire (Égypte), où il mène des recherches sur l’islam au sein de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo). Face au diagnostic de dépression généralisée qui mine la France, il invite les chrétiens à se confronter au réel, pour renouer avec l’espérance.

Pèlerin : Dans un petit livre publié récemment, vous faites le constat d’une époque en crise. Le monde va-t-il si mal ?Adrien Candiard : Aujourd’hui, on ne croit plus que les générations suivantes vivront mieux que nous. Le progrès n’est plus perçu comme une force immanente qui donnerait sens à l’Histoire. Dans les années 1990, on pouvait encore croire que le sens de l’Histoire allait conduire à la démocratisation. La Chine, en se développant économiquement, allait se démocratiser, pensait-on.
En réalité, le développement spectaculaire de la Chine n’a pas apporté la démocratie. Pas plus que les printemps arabes, qui avaient, au départ, suscité l’enthousiasme.
L’évolution de l’Europe laisse …

::+:: Réfugiés : « le chrétien n’exclut personne » dit le pape François

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C’est face à 15 000 fidèles, dont une quinzaine de jeunes réfugiés installés au premier rang, que le pape François a tenu l’audience générale, mercredi 22 juin, place Saint-Pierre. Commentant un passage de l’Évangile dans lequel un lépreux supplie le Christ de le purifier, le pape a expliqué que « lorsque nous nous présentons devant Jésus, peu de paroles suffisent ; mais elles doivent être accompagnées d’une totale confiance envers lui, en sa toute-puissance, en sa bonté ».
La parole en pratique S’appuyant sur une lecture active de ce texte, il a engagé les chrétiens à « ne pas avoir peur de toucher le pauvre et l’exclu car le Christ est en eux » : « Toucher le pauvre peut nous libérer de l’hypocrisie et nous rendre attentifs à sa condition ». Faisant mention des quelques réfugiés présents, il a regretté que « beaucoup pensent qu’il serait mieux qu’ils soient restés chez eux » avant d’ajouter que « là-bas, ils souffraient tellement. Ce sont nos réfugiés mais nombreux sont ceux qui les …