::+:: Jérusalem, l'Unesco et le papyrus

La Direction Nationale des Antiquités a présenté le papyrus datant du Premier Temple (DAILY STAR.)
27 siècles qui se télescopent en quelques heures. La réponse israélienne à la nouvelle résolution infamante votée le 26 octobre par le comité du patrimoine mondial de l'Unesco ne pouvait être plus à propos. Un papyrus datant du VIIe siècle avant l'ère commune et présenté le même jour à Jérusalem par la Direction Nationale des Antiquités, a renvoyé l'organisation internationale et son discours négationniste dans les cordes. Quelques lignes d'un bordereau de livraison de jarres de vin destinées au roi de Judée mentionnent en hébreu « à destination de Jérusalem ». Ce témoignage écrit, saisi auprès de trafiquants d'Antiquités, est aussi le premier à ne pas être issu d'un texte biblique, ce qui le rend encore plus probant.
 
Et les preuves à charge contre ceux qui tentent de réécrire l'histoire ne s'arrêtent pas là. Les archéologues israéliens réunis en congrès à la fin de la semaine, ont produit d'autres pièces qui confirment l'existence du Premier Temple. Il s'agit de découvertes réalisées au cours des dix dernières années, à l'occasion de travaux effectués par le Waqf, l'administration musulmane des mosquées, sur l'esplanade du Mt du Temple. En 2007, le Waqf a percé une tranchée pour faire passer un câble électrique. Les archéologues israéliens, qui ont dû intervenir dans l'urgence, ont réussi à récupérer des ustensiles, des débris de poteries, mais aussi des os d'animaux et des noyaux d'olive. La datation de ces noyaux au carbone 14 a permis de confirmer que l'ensemble des vestiges remontaient bien à l'époque du royaume de Judée, donc du Premier Temple. C'était la première fois que des objets de cette époque étaient retrouvés in situ, sans jamais avoir été déplacés.

Depuis 1999, la Direction des Antiquités n'a pratiquement plus aucun contrôle sur l'activité de l'administration musulmane sur le Mt du Temple, qui avait alors détruit et jeté dans des décharges des dizaines de siècles de témoignages archéologiques, y compris de la période musulmane, pour édifier une mosquée dans les Ecuries de Salomon. Les archéologues israéliens se battent pour préserver toute l'histoire du lieu saint, sans distinction d'époque, quoi qu'en dise l'Unesco.

Par Pascale Zonszain de l'hebdomadaire "L'actualité Juive"

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