::+:: Une mosaïque représentant un ange découverte dans l’église de la Nativité à Bethléem


Deux des sept anges qui ornent les murs de l’église de la Nativité à Bethléem, restaurée depuis 2013 par une équipe italienne d’experts. / THOMAS COEX/AFP

Une ancienne mosaïque représentant des anges a été découverte au début du mois de juillet dans la basilique de la Nativité à Bethléem, en Palestine. Construite sur le lieu que la tradition chrétienne considère comme celui de la naissance du Christ, l’église fait l’objet de travaux de restauration, réalisés depuis 2013 par une équipe italienne, en accord avec l’Autorité palestinienne.

Dissimulé derrière un mur en plâtre, l’ange, repéré à l’aide de caméras thermiques, est le septième sur les murs de l’édifice. Il est représenté le bras tendu, pointant vers l’endroit supposé de la naissance du Christ. Après des siècles d’oubli, la mosaïque, vieille de près d’un millénaire, est remarquablement préservée, tout comme les autres mosaïques qui ornent les murs de l’église de la Nativité, l’une des plus anciennes de la chrétienté. Sur ses murs, outre les sept anges, sont également représentés le Christ ressuscité au milieu des douze apôtres, ainsi que la sainte famille.

L’édifice compte également 50 colonnes peintes, sur lesquelles sont majoritairement représentés des croisés. Œuvre d’un artiste nommé Basilius, les ornements de la basilique lui auraient été commandés au XIIe siècle par le roi de Jérusalem Amaury Ier et l’empereur byzantin Manuel Comnène.

L’Église de la Nativité, « patrimoine mondial menacé »


Bâtie pour la première fois en 339, l’église de la Nativité a été détruite par un incendie puis reconstruite au VIe siècle. Selon Giammarco Piacenti, le directeur de la société qui réalise les travaux, elle n’aurait pas été restaurée depuis 1478, en raison des disputes entre les Églises catholique, grecque orthodoxe et arménienne qui la gèrent.

L’Autorité palestinienne avait fait pression sur ces trois Églises pour qu’elles mettent leurs désaccords de côté, après que les Nations unies ont classé le site « patrimoine mondial menacé », en 2012.

Les travaux de restauration devraient normalement s’achever en 2018. Cependant, selon Giammarco Piacenti, leur poursuite pourrait être menacée par le manque de moyens. En plus des 10 millions d’euros déjà engagés, provenant de dons de gouvernements et de particuliers, le projet nécessite 7,5 millions supplémentaires. « Nous demandons que de généreux donateurs adoptent chacun une colonne », appelle Giammarco Piacenti.

G.V. avec AFP pour la Croix Urbi&Orbi.

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