::+:: Le pape François "a horreur du luxe, c'est viscéral"

Caroline Pigozzi, grand reporter à Paris Match, était l'invitée d'Isabelle Morizet, sur Europe 1 dimanche, pour aborder les habitudes du souverain pontife et de son Etat, le Vatican. 

Le Vatican, une "citadelle imprenable". Dimanche, Caroline Pigozzi, grand reporter à Paris Match, était l'invitée d'Isabelle Morizet dans Il n'y a pas qu'une vie dans la vie pour livrer ses anecdotes sur le plus petit Etat au monde avec ses 44 hectares de superficie et, sans doute, le plus mystérieux. 

Un nouveau souffle. A son arrivée en 2013, le pape François a imposé un autre style de vie au cœur du Saint-Siège. "Ce qui est très agréable avec ce pape, c'est que les gens ne se sentent plus jugés. L'atmosphère a changé, il n'y a plus cette lourdeur... Le changement est vraiment là", soutient Caroline Pigozzi. "Lorsqu'il reçoit des présents magnifiques, ils partent immédiatement pour la tombola des gens nécessiteux. Il a horreur du luxe, c'est viscéral chez lui", poursuit cette journaliste qui passe, depuis plus de 20 ans, une semaine par mois sur place pour couvrir l'actualité du Vatican. 

Un pape très matinal. A titre personnel, le souverain pontife a par exemple décidé de ne pas résider, comme c'est la coutume, dans le sublime et fastueux Palais Apostolique, mais à Sainte-Marthe, une résidence plus austère non loin de la basilique Saint-Pierre. “C’est nouveau", analyse Caroline Pigozzi. "Un pape, ça devait vivre d’une certaine façon : dans les appartements pontificaux, avec un secrétaire particulier, etc.” 

C’est d’ailleurs dans une petite chapelle adjointe à la résidence que le pape François, qui se réveille à 4h30 du matin, célèbre le premier office du matin, la messe basse - sans chants. Des "moments de respiration" qui permettent au pape, qui "aime le silence", "de se retrouver, de ne pas être dérangé". 

Le Vatican en pointe sur l'agriculture biologique. L'état du Vatican, où vivent 921 personnes et où y travaillent 4.999 autres, possède aussi une ferme : la villa Barberini située à Castel Gandolfo, à une vingtaine de kilomètres du Saint-Siège. Un domaine agricole de 25 hectares, où l’on produit notamment, au milieu des moutons et des vaches, du miel et 3.500 litres d’huile d’olive par an, issue d’arbustes centenaires, sous la marque "Ville Pontificie". De quoi permettre au Saint-Siège de vivre en parfaite autarcie. Mais aussi "une ferme modèle", précise la journaliste, où l'on cultive bio. "Le fermier qui la gère est très en pointe, ils sont très écologiques". Autant de richesses pour cet Etat à part, qui abrite aussi en son cœur la somptueuse chapelle Sixtine.


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