::+:: Prêtre soupçonné d'agressions sexuelles: "A la fin d'une réunion, il m'avait demandé de rester…"

Peut-être l'un des plus gros scandales de pédophilie de l'histoire de l'Eglise en France. L'affaire remonte à 25 ans, mais a connu un rebondissement avec le placement, ce lundi, en garde à vue d'un prêtre lyonnais pour plusieurs agressions sexuelles sur mineurs. Le septuagénaire, qui réside à Fontaine-sur-Saône (Métropole de Lyon), a été entendu par les policiers de la brigade de la protection de la famille de la Sûreté départementale. 
"J'avais 10-11 ans" 

Le père Bernard Preynat est soupçonné d'agressions sexuelles aux dépens d'au moins trois mineurs, ex-membres d'un groupe scout indépendant (groupe Saint-Luc) qu'il a encadré pendant une vingtaine d'années, du début des années 1970 à 1991 à Sainte-Foy-lès-Lyon, dans la banlieue ouest de Lyon. Les plaintes ont été déposées depuis mai 2015 mais compte tenu de l'ancienneté des faits, certaines d'entre elles devraient être prescrites. 

Plusieurs hommes qui disent avoir été victimes du prêtre se sont rassemblés au sein d'une association. La Parole Libérée, afin de "rompre l'omerta" entourant ces faits depuis des décennies. C'est le cas de François Devaux, le président de cette association, qui a accepté de témoigner sur RMC. "J'avais 10-11 ans à l'époque, se souvient cet homme aujourd'hui âgé de 39 ans, marié et père de trois enfants. Depuis, mon cerveau a effacé beaucoup de choses mais je me souviens du dernier fait." 
"Il m'a embrassé sur la bouche" 

"Ça c'était passé à l'église Saint-Luc à Sainte-Foy-lès-Lyon. A la fin d'une réunion qui se passait dans une salle de classe de cette église, il m'avait demandé de rester et je m'étais donc retrouver seul avec lui, confie-t-il, calmement, en cherchant les mots les plus justes. Il m'avait demandé d'approcher, m'avait enlevé mon béret, mes lunettes… Puis, il m'a donné une forte étreinte, m'a ensuite soulevé la jambe, ce qu'il ne faisait pas habituellement. Il a ensuite glissé sa main le long de ma cuisse et a fini par m'embrasser sur la bouche." 

Mais pourquoi avoir attendu 25 ans avant de porter plainte? "J'avais 10-11 ans, rappelle François Devaux. Donc je n'avais pas forcément la conception du bien et du mal, de la responsabilité. Moi, j'avais compris qu'il devait être écarté de tout contact d'enfants et je trouvais ça bien normal". Et d'assurer: "S'il n'avait pas été remis dans une paroisse, je n'aurais pas porté plainte".

Par Maxime Ricard avec Antoine Perri
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