::+:: Le Vatican pourrait se heurter aux défenseurs de la liberté d'expression

Gianluigi Nuzzi, CC BY-SA 3.0
Le président de l’AIE, Federico Motta, a dénoncé l’attitude du Vatican : « Il y a une totale contradiction entre ce que l’on reproche aux auteurs Gianluigi Nuzzi and Emiliano Fittipaldi et les principes fondamentaux de la liberté de publier et de la liberté d’expression. Ils sont les fondements de notre travail en tant qu’éditeurs et sont garantis par la constitution italienne, la Convention européenne des droits de l’homme, et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les faits révélés par les deux auteurs sont indiscutablement d’intérêt public. 
Le paradoxe est que les tribunaux du Vatican poursuivent en justice ceux qui ont révélé les crimes et non pas ceux qui les ont commis. »

Et le président de l’IPA, Richard Charkin, a également défendu la liberté d’expression : « Un bon journaliste doit découvrir la vérité où qu’elle soit et n’importe quel éditeur se doit de la publier. Cette affaire judiciaire au Vatican est un affront à la dignité des journalistes et des éditeurs de par le monde, mais le fait que ça arrive en Europe est encore plus choquant. Les procureurs du Vatican régressent au temps où Galilée était censuré. »

Stefano Mauri, le copropriétaire de Nuzzi’s publisher Chiarelettere, a ajouté que « le fait que les avocats des auteurs ne soient pas autorisés au tribunal est une trahison des principes de la justice ». 

Deux livres sortis en librairie début novembre

Le journaliste Gianluigi Nuzzi, écrivait dans son livre Via Crucis : « L’argent que des catholiques du monde entier envoient au Vatican pour contribuer à des œuvres de charité, loin d’être versé aux pauvres, est utilisé pour combler les déficits financiers dus à certains cardinaux et aux hommes qui contrôlent l’appareil bureaucratique du Saint-Siège ». 

Son collègue, Emiliano Fittipaldi, auteur de Avarizia, prenait en exemple les 200.000 euros destinés à une fondation détournés pour la rénovation de l’appartement d’un cardinal. 

D’après le soir, deux personnes internes au Vatican avaient été accusées de servir de corbeaux : Francesca Chaouqui ainsi, que le prélat Mgr Vallejo Balda, membre de l’Opus Dei et secrétaire de l’ancienne Commission sur l’organisation des structures économiques et administratives du Saint-Siège (COSEA). Tous deux étaient soupçonnés par le Vatican d’avoir provoqué des fuites, le prélat étant accusé d’avoir enregistré le Pape à son insu afin de nourrir la matière des deux livres.
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