::+:: «Il y a un noyau dur» du pèlerinage italien

En visite au Vatican 

Les chapelains de Lourdes ont tenu une réunion avec les membres de l'Unitalsi./ Photo DR.

La semaine dernière, quatre chapelains du Sanctuaire de Lourdes, dont le recteur André Cabes, se sont rendus à Rome pour le jubilé des opérateurs de pèlerinages. L'occasion de rencontrer les directeurs de pèlerinages italiens.


Une réunion annuelle avec le pèlerinage italien couplée au jubilé de la miséricorde dédié aux opérateurs de pèlerinages. Quatre chapelains du Sanctuaire de Lourdes s'y sont rendus. Le recteur du Sanctuaire André Cabes, Xavier D'Arodes, Horacio Brito, ex-recteur, et Nicola Ventriglia y ont été présents durant une semaine. L'occasion pour eux d'évoquer l'importance de Lourdes dans les pèlerinages, notamment pour cette année jubilaire. Mais aussi de rencontrer d'autres sanctuaires et les pèlerinages italiens. Entretien avec le père André Cabes.

Le jeudi 21 janvier, lors de votre séjour à Rome, vous avez rencontré le pape François. Qu'en est-il ressorti ?


Dans le cadre du jubilé de la Miséricorde, nous avons effectué une procession jusqu'au Vatican avec 2.000 autres personnes venues représenter les sanctuaires, les opérateurs de pèlerinages. Le pape a insisté sur l'accueil dans les sanctuaires dont il pense que chacun doit d'y sentir comme chez soi.

Avez-vous pu le rencontrer en personne ?


Non, pas cette fois-ci. Par contre, nous avons pu rencontrer le Conseil pontifical pour les services de santé, une sorte de ministère de la santé. L'accueil des malades à Lourdes a été abordé. Ce conseil veut y organiser une rencontre. J'espère que ça se mettra rapidement en route.

Vous n'avez même pas pu glisser un mot au pape sur une potentielle venue en France, et à Lourdes ?


Ce n'est pas à l'ordre du jour et nous n'y pouvons pas grand-chose. Par contre, nous nous sommes rendu compte que Lourdes ne laisse personne indifférent. Le père Horacio Brito a donné des conférences et Lourdes apparaît toujours comme un modèle unique.

En revanche, vous avez eu une réunion avec Unitalsi ?


Il y avait 250 animateurs d'Unitalsi présents pendant trois jours. J'ai découvert que, même s'il y a des contraintes, notamment de transport avec parfois plus de 30 heures de train, cela nourrit leur ferveur et les pèlerins italiens le vivent aussi comme une partie du pèlerinage. J'ai réalisé l'importance de Lourdes pour le quotidien de ces personnes. Ça donne peut-être le goût de faire plus dans l'accueil.

Est-ce que cette rencontre vous a rassuré quant à la venue des pèlerins italiens ?


Il y a certainement une érosion numérique, notamment due aux difficultés économiques en Italie. Mais il y a un noyau dur, heureux de découvrir Lourdes. C'est un noyau à partir duquel beaucoup de choses peuvent redémarrer. Ce renfort des liens avec l'Italie et une rencontre du Conseil pontifical des services de santé peuvent susciter des choses et redonner du souffle à l'espérance.
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Info La Dépêche .fr

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