::+:: Cazeneuve : ceux qui ont fait "le choix de la religion" doivent pouvoir "demeurer libres et debout"


Les Français "qui ont fait le choix de la religion" doivent pouvoir "demeurer libres et debout", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'issue d'une visite à la grande synagogue de Marseille, trois jours après l'agression antisémite d'un enseignant juif marseillais. "Si nous faisons tout cela", a déclaré à la presse le ministre après avoir rappelé les mesures prises pour lutter contre le terrorisme en France et pour protéger les lieux de culte, "c'est pour que les Français qui ont fait le choix de la religion dans le respect scrupuleux des valeurs de la République puissent demeurer libres et debout". "On ne mène pas une guerre contre le terrorisme dans la peur (...), on mène la guerre contre le terrorisme dans la vigilance, dans la détermination, dans la fierté de ce que nous sommes", a-t-il poursuivi, après avoir assuré que la protection dont bénéficiaient "les lieux de culte, et notamment les 800 synagogues, sera(it) maintenue".

"La menace terroriste demeure élevée en France, nous sommes dans une situation où rien ne nous autorise à diminuer le niveau de vigilance qui est le nôtre", a-t-il aussi estimé, après une rencontre avec les représentants de la communauté juive et des élus marseillais et de la région. Évoquant le profil de l'agresseur de l'enseignant juif attaqué à la machette lundi à Marseille - un lycéen turc qui se serait radicalisé sur Internet -, le ministre a rappelé que des "dispositions législatives" avaient été prises pour ce type de cas : "blocage administratif des sites qui appellent et provoquent au terrorisme, blocage des adresses internet, mise en place (...) de la détection sur données anonymes qui doit permettre d'identifier sur Internet" ceux qui fréquentent ces sites.

"Un peu de baume au coeur de la communauté"

Le ministre avait auparavant pris part aux rencontres avec la communauté juive aux côtés notamment du sénateur-maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin et du président LR de la région Paca Christian Estrosi. Tous trois portaient des kippas. "Chaque fois que je viens ici, à la grande synagogue, je porte une kippa ou un chapeau. Nous faisons tous des efforts pour vivre en faisant en sorte que toutes les communautés aient une attitude de fraternité, de tolérance et de respect", a déclaré Jean-Claude Gaudin avant l'arrivée du ministre. "Le problème n'est pas celui du port de la kippa, il est, au-delà, celui de la sécurité", a déclaré le président du consistoire israélite de la ville, Zvi Ammar, qui a créé la polémique en conseillant aux juifs marseillais de ne plus porter la kippa en public, par crainte des attaques antisémites.

La visite ministérielle met "un peu de baume au coeur de la communauté", a dit Reouven Ohana, le grand rabbin de Marseille. Lundi à Marseille un l'enseignant juif, Benjamin Amsellem, a été agressé à la machette par un adolescent turc d'origine kurde âgé de 15 ans, qui dit avoir agi "au nom d'Allah" et du groupe État islamique (EI). Transféré à Paris, ce dernier a été mis en examen pour tentative d'assassinat aggravée en raison de l'appartenance de la victime à une religion déterminée et en relation avec une entreprise terroriste. Il a été placé en détention provisoire.
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Info Le Point .fr

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