::+:: Amitié judéo-chrétienne: le pape sera dimanche à la grande synagogue de Rome

© CIRIC / 26 mai 2014,
le pape François se recueille
devant le Mur des Lamentations
(Jérusalem)

Les relations entre juifs et catholiques ne cessent de se renforcer. Le pape visitera ce dimanche 17 janvier la grande synagogue de Rome. 

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Après Jean-Paul II en 1986 et Benoît XVI en 2010, c'est au tour du pape François de se rendre à la grande synagogue de Rome. Un première dans l'histoire de son pontificat. Le souverain pontife répond ainsi à l’invitation du grand rabbin de Rome, Riccardo di Segni, à l'occasion de la Journée annuelle pour l'approfondissement et le développement du dialogue judéo-catholique. Cette visite du pape, dimanche 17 janvier 2016, s'inscrit dans un contexte de relations entre juifs et catholiques qui se renforcent année après année.

"Ces relations sont très cordiales, cette cordialité s'est construite dans le temps à travers un certain nombre d'épreuves", analyse Olivier Rota. Pour l'historien spécialiste des relations judéo-chrétiennes à l'Université d'Artois "cette cordialité prend les aspects d'une fraternité vécue au sein d'un certain nombre d'associations, de groupes d'amitié judéo-chrétienne, mais aussi au niveau institutionnel, une fraternité d'ordre théologique". Le pape ne cache d'ailleurs pas son amitié personnelle avec le rabbin argentin Abraham Skorka.

Cette réalité découle de la déclaration conciliaire Nostra Ætate, sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes. Déclaration dont on a fêté les 50 ans de la promulgation le 28 octobre 2015. Ce texte encourage et recommande la connaissance et l'estime mutuelle entre les deux religions juive et chrétienne. Pour Olivier Rota, la déclaration invite les catholiques à considérer les racines juives du christianisme.

En décembre 2015, la commission vaticane pour les relations religieuses avec le judaïsme a émis une "Réflexion théologique sur les rapports entre catholiques et juifs à l'occasion du 50è anniversaire de Nostra Ætate". Sous le titre Les dons et l'appel de Dieu son irrévocables" (Rm 11, 29), il apporte un élément décisif, nouveau: "L'Eglise catholique abandonne toute idée de mission, donc de conversion des juifs", explique Olivier Rota. Ce texte n'a pas valeur de document magistériel, il se veut un instrument pour intensifier la dimension théologique du dialogue judéo-catholique.
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Olivier Rota répond à Benjamin Rosier.

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