::+::Trois questions sur les « missionnaires de la miséricorde »

=III - QUE SAIT-ON DES « MISSIONNAIRES DE LA MISÉRICORDE » ?

Pour l’Année de la miséricorde, qui s’ouvrira le 8 décembre à Rome, et le 15 ailleurs, le pape a souhaité des « missionnaires de la miséricorde » dans chaque diocèse. Dans sa bulle d’indiction Misericordiae vultus publiée le 11 avril, veille du dimanche de la Divine Miséricorde, il a invité les évêques à solliciter des prêtres de leur diocèse pour recevoir « l’autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont réservés au Siège apostolique ». Ils seront ainsi « signes vivants de la façon dont le Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon », se faisant « l’instrument d’une rencontre, source de libération, (…)afin de dépasser les obstacles à la reprise de la vie nouvelle du baptême ». Tous se retrouveront à Rome le 10 février, avant de commencer leur ministère le lendemain, mercredi des Cendres, premier jour du Carême – ministère qui pourrait durer jusqu’à la clôture de l’année jubilaire, le 20 novembre 2016.

=III - QUAND ET COMMENT SONT-ILS NOMMÉS ?


La bulle pontificale n’est pas très claire sur ce point. Parfois, des prêtres se sont proposés spontanément sur le site Jubileo.org, joignant une lettre de recommandation de leur évêque. Dans la plupart des diocèses, l’évêque a commencé à désigner quelques prêtres habitués à confesser et reconnus pour leur ouverture pastorale, parfois aussi le curé ou recteur d’une cathédrale, d’une basilique ou d’un sanctuaire.


C’est le cas à Paris où sept églises d’importance particulière ont été choisies comme églises jubilaires (1), et où, en plus de leurs recteurs, « deux autres candidatures de prêtres ont été ratifiées par le cardinal André Vingt-Trois », selon Marie Baudouin, chargée de communication du diocèse. Parmi eux, on trouve souvent le chanoine pénitencier, qui « possède la faculté ordinaire » d’absoudre des péchés normalement réservés à l’évêque (canon 508) et qui peut aussi être consulté par des confrères lorsqu’ils s’interrogent avant de donner l’absolution face à des cas compliqués.

Dans le diocèse de Lyon, deux prêtres ont déjà été désignés comme « missionnaires de la miséricorde » (deux ou trois autres le seront prochainement) : Bernard Tolon, chanoine pénitencier, et Francis Manoukian, membre de l’équipe mobile de la communauté de l’Emmanuel.

=III - QUE FERONT-ILS ?


« Envoyer un signal fort pour montrer que des prêtres sont spécialement nommés pour confesser ! », résume un évêque du nord de la France. De fait, ces « missionnaires de la miséricorde » ne seront pas limités à confesser les péchés particulièrement graves normalement réservés à l’évêque (2), et qui « sont heureusement très rares », commente Mgr Claude Bressolette, chanoine pénitencier du diocèse de Paris.

Comme le souhaite le pape, des « missions vers le peuple » pourront être organisées dans les diocèses, de sorte que ces prêtres soient « les hérauts de la joie du pardon ». Ils seront là pour prendre le temps d’écouter et d’accueillir des personnes peu habituées à demander le sacrement de réconciliation, mais aussi des personnes vivant dans une « situation irrégulière » ne leur permettant pas de recevoir l’absolution, afin, selon un prêtre désigné comme missionnaire de la miséricorde pour la région parisienne, « d’initier avec elles un accompagnement individualisé et d’indiquer un chemin spirituel ». Dans une lettre rendue publique le 1er septembre, le pape a également appelé tous les prêtres, durant l’Année de la miséricorde, à accorder le pardon aux catholiques ayant avorté ou provoqué l’avortement, à la condition qu’ils aient « une véritable démarche de repentir ».
++ O ++
Info La Croix .com

Posts les plus consultés de ce blog

::+:: La seule religion d’Etat (4eS)

::+:: Les preuves historiques de l’existence de Jésus (3) : Témoignages externes sur les 4 évangiles

::+:: Qu’est-ce que le miracle eucharistique ?