::+:: Mon «bio» sapin : lequel choisir ?


Au-delà de sa symbolique religieuse, le sapin est un élément fédérateur autour duquel le foyer se retrouve. Si les Français réduisent leur budget cadeau, ils ne mégotent pas sur le sapin de Noël. Depuis 2012, les ventes sont même à la hausse. En 2014, 6,5 millions de sapins de Noël ont été vendus en France, dont 5,7 millions de sapins naturels (selon l’Association Française du Sapin de Noël Naturel).

Contrairement aux sapins artificiels, en moyenne réutilisables trois ans et fabriqués à partir de matériaux dont la production et la transformation sont très polluants (PVC, plastique et aluminium), les sapins naturels ont peu d’impact sur l’environnement et font marcher l’économie locale (en partie, car la France doit importer un cinquième de ses besoins, notamment du Danemark, premier exportateur mondial de sapins et de Belgique vendus en majorité dans les enseignes Castorama). 

La plupart des sapins artificiels sont fabriqués à l’autre bout du monde par une main d’œuvre très bon marché et dans des conditions le plus souvent déplorables, bien loin de la «magie» de Noël...



III Le sapin naturel made in France


Les clichés ont la vie dure. Pendant longtemps, le sapin de Noël naturel était considéré comme un produit du déboisement et de la déforestation de nos forêts. Mais «on ne fait pas de trous dans les forêts pour vendre des sapins à Noël !», tient à préciser Frédéric Naudet, Président de l’Association Française du Sapin de Noël Naturel qui explique que le sapin de Noël est cultivé en plantations, essentiellement dans le Morvan, le Jura, en Rhône-Alpes et en Bretagne sur des terrains arides et granitiques, selon des méthodes de cultures alternatives. 

Certaines interventions phytosanitaires sont remplacées, en partie, par des interventions manuelles : au lieu de traiter chimiquement le sol, il est gratté à la surface mécaniquement. Depuis 2003, un cahier des charges fixe des règles et la taille des sapins à la vente, il doit atteindre dix mètres en trois ans.


Sapin aux aiguilles de nobilis 

En France, les sapins ne sont donc pas totalement bio… sauf en Ariège, dans le Parc national des Pyrénées, à Montjoie-en-Couserans. Là-bas, une bande d’irréductibles (francesapinbio.fr) propose des sapins sans aucun engrais chimique sur une plantation de 50 hectares. Un cas unique en France. 

En 2013, plus de 20 000 sapins issus de cette plantation ont été vendus. Peut-être aurons-nous un jour un label comme nos voisins suisses ? Eux disposent de sapins labellisés FSC (Forest Stewardship Council) qui proviennent d’entreprises forestières sans pesticides ni herbicides.

Enfin, si vous n’avez pas la main verte mais la fibre 100 % écolo, vous pouvez opter pour le sapin alternatif en créant vous-même votre sapin à partir de carton imprimé (des sites proposent des patrons à télécharger) ou choisir des créations originales comme le sapin en crochet de la designer Anne Claire Petit (37cm de diamètre et 60 cm de hauteur), sans oublier de faire découvrir à vos enfants la très jolie histoire de Robert Barry, « Le sapin de monsieur Jacobi » (éditions Gallimard) : l’aventure d’un sapin très très recyclé.


Le sapin en crochet d’Anne Claire Petit

III Quel sapin choisir ?

Vous n’aviez pas remarqué : forme, taille, coloris... les sapins ne sont pas tout à fait identiques. Cinq types de conifères se disputent la vedette.


Le Nordmann, la star
Vert foncé, originaire du Caucase, résistant, dense, il est le plus apprécié des foyers français. Malheureusement la majorité des Nordmann sont importés du Danemark, donc moins «verts» que les autres car transportés en camion frigorifiques du grand nord…

L’Epicéa
Traditionnellement cultivé en France, il est apprécié pour sa bonne odeur et sa forme plus harmonieuse mais ses aiguilles tombent facilement.

Le Pungens, sapin bleu
Il doit son surnom à sa silhouette bleutée. Original et décoratif, il se distingue des autres sapins grâce à ses aiguilles épaisses et piquantes. Dotée d’un parfum agréable, il ne perd pas ses aiguilles avant plusieurs semaines.

L’Omorika, le plus élégant
Un port élancé, des aiguilles vert foncé au revers argenté lui confèrent une certaine élégance. Sa forme effilée nécessite plusieurs tailles afin d’obtenir une silhouette conique. Idéal pour un décor raffiné.

Le Nobilis, le majestueux
Pourvu d'aiguilles légèrement bleutées et douces au toucher, il conserve longtemps son bel aspect une fois coupé avec un parfum boisé propice aux fêtes de Noël.

Pas de précipitation


Certains supermarchés et jardineries commencent à stocker et vendre des sapins un mois avant la date de coupe habituelle, ce qui oblige leurs producteurs à pulvériser les sapins de fixateurs polluants pour coller les aiguilles et ainsi les maintenir «artificiellement» en forme. La période de coupe a lieu la première quinzaine de décembre : ne vous précipitez donc pas pour acheter votre sapin dès la mi-novembre, attendez la période adéquate, sans oublier de demander sa provenance !

III Que faire du sapin après les fêtes ?


Vous avez un jardin ? Pensez à replanter votre sapin de Noël ! Certains sites viennent récupérer les sapins après Noël, comme Treezmas.fr, pour le redonner à des pépiniéristes normands qui vont en prendre soin jusqu’au Noël suivant. Ikea propose aussi de récupérer les sapins afin qu’ils soient transformés en engrais et en compost, en échange d’un bon d’achat avec un euro reversé à l’ONF (Office National des forêts) pour soutenir des projets d’aménagement des forêts françaises.

Si votre sapin est endommagé et ne peut être replanté, il doit être emmené à la déchetterie où il servira à faire du compost. Pensez à l’emballer avec le « sac à sapin » proposé par Handicap International (en plastique végétal, en vente en grande distribution).


III L’origine du sapin de Noël



Certains attribuent l’origine du sapin de Noël aux Celtes. Pour eux, le 24 décembre était considéré comme le jour de la renaissance du Soleil qu’ils associaient à l’épicéa, arbre symbole de l’enfantement. Au XIe siècle, commencent ensuite à apparaître des sapins garnis de pommes rouges, symbolisant l’arbre du Paradis (en référence à Adam et Eve). 


En 1521, cet arbre décoré de pommes, de confiseries et de petits gâteaux arrive en Alsace. Son usage se répand chez les protestants à l’époque de la Réforme, une manière pour eux de ne pas représenter la nativité comme les catholiques par une crèche. Cette tradition s’est progressivement étendue dans l’Europe protestante, en Allemagne et en Scandinavie. 

En France, l’arbre de Noël fut introduit à Versailles en 1738, par Marie Leszcynska, la femme de Louis XV, d’origine polonaise. La mode du sapin de Noël touche ensuite la cour, la bourgeoisie, puis les gens du peuple.

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Info Le Parisien.fr

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