::+:: Mais au fait, pourquoi s’offre-t-on des cadeaux à Noël ?


Si la tradition populaire veut que l’on s’offre des cadeaux le 25 décembre, il n’en a pas toujours été ainsi. Des étrennes que s’offraient les Romains aux cadeaux comme on les connaît aujourd’hui en passant par l’orange ou le morceau de charbon, Noël n’a pas toujours été synonyme de paquets enrubannés. 



Chaque année, petits et grands s’arrêtent devant les vitrines des grandes enseignes pour admirer automates et décors soigneusement mis en scène. Mais il n’en a pas toujours été ainsi et la tradition d’offrir des cadeaux est en réalité assez récente.

C’est à la fin du 19e siècle que le « cadeau de Noël » entre dans les mœurs. Encouragé par les travaux d’Haussmann et l’arrivée des Grands Magasins, il devient de plus en plus populaire au sein des familles aristocrates et bourgeoises. La pratique veut que le jour de la Nativité l’on offre des présents uniquement aux enfants, comme le rappelle le magazine Historia et que les adultes s’échangent plutôt des étrennes lors de la Saint-Sylvestre. La pratique de s’offrir des étrennes remonte à l’Antiquité, période à laquelle les Romains célébraient le solstice d’hiver ainsi que l’arrivée d’une nouvelle année. On s’y offre des étrennes (strenae en latin) en se souhaitant une année prospère, heureuse et en bonne santé sous la bonne garde de la déesse de la santé Strenia.

Une orange pour les enfants sages et méritants


L'arrivée des grands magasins et « l’essor de la bourgeoisie triomphante ont fait de Noël l’un des grands rassemblements annuels de la famille, déguisant peu à peu la fête religieuse en célébration profane », explique au Point Martyne Perrot, auteure du Cadeau de Noël. Histoire d’une invention (1). L'enfant devient héritier de la lignée familiale et Noël est l'occasion de le célébrer. Des cadeaux bien spécifiques sont offerts aux garçons et aux filles. Des soldats de plomb ou un train mécanique pour l’un, des nécessaires à couture ou une fausse cuisinière pour l’autre. À ces objets s’ajoute la notion de papier cadeau née également à la fin du 19e siècle - et avec lui, la surprise et l’impatience à la vue du papier coloré.

Pour les enfants issus de milieux plus populaires, les cadeaux sont en revanche plus modestes : biscuits, pains d’épices ou petits jouets artisanaux. Les enfants sages et méritants ont la chance de recevoir une orange, fruit extrêmement rare et cher à l’époque. Les moins sages reçoivent eux un morceau de charbon.

Des histoires pour patienter


Avant que le père Noël n'emporte le rôle haut la main, les familles célébraient, selon la région et la religion, Santa Claus (chez les protestants), le Père Janvier, chargé de cadeaux dans sa hotte de vigneron, ou la fée Arie, démunie de baguette, selon Historia. Tous sont supposés venir pendant la nuit déposer les cadeaux aux enfants et sont des figures de bienveillance et de générosité.

Le Père Noël, installé dans son traîneau tiré par des rennes, est esquissé pour la première fois par un pasteur américain, Clement Clarke Moore, en 1823. La mitre d’évêque arborée par Saint Nicolas est remplacée par un bonnet et sa crosse troquée contre un bâton de sucre d’orge. Son costume rouge sera dessiné par l’illustrateur Thomas Nast en 1860.

Toutefois ce n’est qu’au début du 20e siècle que le Père Noël connaîtra un succès planétaire, au grand dam de l’Église Catholique. Face à la confusion fréquente entre la naissance de Jésus et le Père Noël, une mise en garde officielle est publiée en 1952 par plusieurs évêques. Une réplique de celui que les américains appellent Santa Claus est même brûlée sur le parvis de l’église de Dijon. Depuis, on le sait, le Noël des cadeaux a largement triomphé.

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Info Le Figaro.fr

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