::+:: Angélus : « Dieu brouille les cartes, Il renverse les puissants et élève les humbles »


En ce quatrième dimanche de l’Avent, l’Angélus du Pape François a été égayé par la présence de nombreux enfants de Rome venus faire bénir les statuettes de l’Enfant Jésus qu’ils déposeront ensuite dans les crèches de leur famille, de leurs écoles ou de leurs paroisses. C’est une tradition qui remonte au début des années 1990. Le Souverain Pontife leur a demandé de ne pas l’oublier dans leurs prières.

Sur la place Saint-Pierre se trouvaient également des membres de la communauté «Figli in Cielo», Enfants dans le ciel. Liée à l’hôpital pédiatrique romain «Bambino Gesù», cette communauté est composées de familles qui ont souffert à cause de la perte d’un enfant, et se propose d’aider les personnes confrontées à cette même expérience douloureuse, afin que personne ne soit laissé seul dans un moment aussi difficile. Le Pape François leur a fait part de sa proximité et de ses encouragements.

Avant la prière de l’Angélus, le Saint-Père avait commenté l’Évangile de ce dimanche 20 décembre 2015, le récit de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. Pour bien célébrer Noël, a-t-il dit, nous sommes invités à nous attarder sur les lieux de la stupeur. Le premier lieu c’est «l’autre» que nous sommes appelés à considérer comme un frère, surtout s’il s’agit d’un pauvre.

L’Eglise est une mère aux portes grandes ouvertes

Le deuxième lieu c’est «l’histoire» que nous avons tendance à lire à l’envers, par exemple quand «nous croyons qu’elle est déterminée par l’économie de marché, par la finance et les affaires, par les puissants du moment. Mais Dieu brouille les cartes, Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles, Il rassasie de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides».

Le troisième lieu de la stupeur c’est «l’Église», qu’il ne faut pas considérer seulement comme «une institution religieuse», mais qu’il faut «aimer comme une Mère». «Malgré ses tâches et ses rides, elle laisse entrevoir les traits de l’Épouse aimée et purifiée par le Christ, une Église pour laquelle Jésus n’est pas un bien à défendre jalousement mais Celui qui vient à sa rencontre, qu’elle attend avec confiance et joie, en se faisant la voix de l’espérance du monde».

«L’Église est une mère qui garde ses portes grandes ouvertes pour accueillir tout le monde. L’Eglise est une mère qui franchit ses portes pour aller à la recherche de ceux qui se sont éloignés et les ramener à la miséricorde de Dieu». Et le Pape François a demandé à la Vierge Marie, l’humble fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut de nous aider à «percevoir la stupeur de la naissance de Jésus, le grand don de Dieu et son imprévisible surprise». Avant de prendre congé des fidèles, le Saint-Père a souhaité à tous un Noël d’espérance, d’amour et de paix.
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