::+:: Le Pape invite les professionnels de santé à la compassion pour les malades



« La culture du déchet n’est pas chrétienne », le Pape François l’a rappelé ce jeudi matin en recevant les quelques 550 participants à la 30ème conférence internationale du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. Cette rencontre se tient au Vatican du 19 au 21 novembre sur le thème "La culture de la santé et de l’accueil au service de l’homme et de la planète", vingt ans après la publication de l’encyclique de Jean-Paul II Evangelium Vitae.


Dans son discours, le Saint-Père, a exhorté, à l’approche du Jubilé de la miséricorde, à être proche des personnes qui souffrent. Prendre soin de son prochain, ce que l'encyclique de Jean-Paul II appelle les exigences positives du commandement sur l'inviolabilité de la vie, doit caractériser la pastorale de la santé, indique le Pape. « Accueil, compassion, compréhension et pardon sont les attitudes habituels de Jésus vis-à-vis des personnes dans le besoin : les malades, les pauvres, les étrangers ». Et cette proximité à autrui, jusqu'à « le ressentir comme l'un des nôtres », même s’il est notre ennemi « doit nous faire surmonter toutes les barrières, sociales, culturelles et religieuses ».

«Comme nous l'enseigne le Bon Samaritain, il faut donc surmonter également la culture négative selon laquelle, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les êtres humains sont acceptés ou rejetés selon des critères utilitaires, en particulier à caractère social ou économique». Cette mentalité, souligne le Saint-Père est liée à «une pratique de plus en plus fréquente dans les pays riches caractérisée par la poursuite de la perfection physique à tout prix, l'illusion de l'éternelle jeunesse».

C'est une habitude, poursuit le Pape, qui «conduit à rejeter ou à marginaliser ceux qui ne sont pas efficaces, et qui sont considérés comme un fardeau, une nuisance». Être proche de son prochain implique également, rappelle le Pape, en faisant référence à son encyclique Laudato Si' d'assumer nos responsabilités envers la création, la «maison commune» «qui appartient à tous et dont nous devons tous prendre soin, aussi pour les générations futures». « Cette conversion du cœur à “l'Évangile de la Création“ doit nous pousser à rechercher les moyens d'être les interprètes du cri pour la dignité humaine, qui vient surtout des pauvres, des exclus, des malades et de toutes les personnes qui souffrent ». 

Je souhaite, a conclu le Saint-Père, «que ces journées d'études et de débats, tout particulièrement consacrés à l'impact environnemental sur la santé physique, mentale, spirituelle et sociale de la personne contribuent à une nouvelle étape dans la culture de la “Salus“, au sens large». Le Pape a invité les participants à cette conférence à «garder à l'esprit ces populations qui souffrent des dommages causés principalement par la dégradation environnementale, qui sont des dommages permanents et souvent graves pour la santé». Et il a évoqué les «maladies rares» dont souffrent «tant de malades, surtout des enfants et qui sont les conséquences de notre action sur l’environnement».


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