::+:: Gard : le Secours catholique très sollicité par les mères seules


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Cette catégorie représente 38 % du public accueilli par l'association dans le département.

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C'est une spécificité du Secours catholique dans le Gard. Le public qui frappe à sa porte est constitué dans de très fortes proportions par des mères isolées. En témoignent les statistiques 2014 que l'association a dressées dans le département, tandis que le rapport annuel du Secours catholique au plan national vient d'être publié.

IIII Dix points de plus que la moyenne nationale 


"C'est une particularité du Gard, 38 % des personnes que nous recevons dans nos 25 points d'accueil sont des mères seules, précise Éric Thimel, délégué départemental du Secours catholique. C'est dix points de plus que la moyenne nationale. Le Gard est un lieu de migration interne, avec de nouveaux venus qui, de fait, bénéficient moins de la solidarité familiale. Et puis il y a une réalité statistique dans notre région où un grand nombre de séparations sont constatées." Le taux des personnes reçues au Secours catholique dans le Gard après une séparation est d'ailleurs élevé, à 34 %.

IIII Un tunnel noir


Le cas de Karine (prénom d'emprunt), une Nîmoise de 43 ans, mère de deux filles de 10 et 13 ans, qui a recours depuis quelques mois aux services du Secours catholique, s'inscrit dans cette tendance. "Pendant dix ans, j'ai bien gagné ma vie en tant qu'ambulancière, explique-t-elle. Et puis je suis entrée dans un tunnel noir."

Elle raconte ces années pénibles comme une brutale dégringolade. C'est d'abord le décès de son compagnon en 2008 puis, l'année suivante, la perte de son travail, la société qui l'employait fermant alors ses portes. Elle se retrouve contrainte à aller vivre chez ses parents, avec ses filles. Elle sollicite dès lors régulièrement les associations caritatives, telle que les Restos du cœur, la Croix-Rouge, le Secours populaire... "Cela a été très dur d'y aller avec mon panier vide", se souvient-elle.

Elle et ses filles doivent composer avec quelques centaines d'euros par mois, entre les aides sociales et les salaires qu'elle perçoit pour les heures qu'elle glane dans des maisons de retraite où elle fait office d'auxiliaire de vie sociale. Mais elle se bat, Karine. Trouve dans sa mission auprès des personnes âgées le sens d'une nouvelle vocation et projette ainsi de décrocher un diplôme d'aide soignante.

IIII Un CDI dans une maison de retraite


Le Secours catholique a été sensible à ce projet-là et il y a huit mois Karine a été intégrée dans le contingent de ces 300 gardois en difficulté auxquels l'association apporte un accompagnement spécifique, cadré par un contrat d'objectifs (pas forcément un retour à l'emploi) passé entre l'association et le bénéficiaire.

Par-delà quelques aides financières ou alimentaires, elle rencontre fréquemment un bénévole référent, pour échanger, être conseillée, et surtout reprendre confiance. Une mission dont le bénévole Jean-Paul Carré s'est acquittée manifestement avec efficacité. "Jean-Paul a cru en moi, il m'a donné du punch, souligne-t-elle. Une maison de retraite vient de me proposer un CDI et je passerai mon diplôme d'aide soignante", dit-elle aujourd'hui avec assurance.

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Info Midi Libre

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