::+:: En Chine, les autorités gardent le contrôle sur les religions

Des émissaires du Vatican se sont rendus en Chine en octobre 2015 pour poursuivre les pourparlers sur des sujets sensibles.

Parallèlement, les autorités de Pékin mettent en avant la « sinisation » du christianisme local.



Grandeur nature sur un panneau de carton, la photo du pape François fait son effet devant la porte de l’église « officielle » Nan Gang Zi, au sud de Pékin. À la sortie de la messe, certains fidèles demandent à des amis de les prendre en photo à côté de la silhouette du Saint-Père.
En Chine aussi, le pape est populaire. Pourtant, Pékin ne reconnaît ni son autorité ni celle du Vatican. Et les photos du Souverain Pontife elles-mêmes sont sensibles : s’il n’est pas rare d’en voir dans les sacristies, elles sont retirées lors d’événements en présence des autorités civiles, comme ce fut le cas, cet été, lors de l’ordination d’un évêque à Anyang (province du Henan).

LE CHRISTIANISME N’A PAS ATTENDU LES COMMUNISTES POUR SE « SINISER »


Le Vatican étant l’un des rares États à reconnaître Taïwan, qui ne l’est pas par la Chine ; le Saint-Siège et Pékin n’ont pas de relations diplomatiques. Pour organiser et contrôler le clergé et les fidèles chinois, les autorités communistes ont mis sur pied, en 1957, l’Association patriotique des catholiques chinois, non reconnue par Rome. Pour cette même raison, Pékin met en avant aujourd’hui la « sinisation » des religions en Chine. Comprendre : leur adaptation au contexte chinois et socialiste du pays.

Ce terme a été employé par le président chinois Xi Jinping en mai, puis développé dans un article du journal d’État Zhongguo minzubao qui insistait sur le contrôle des religions depuis la Chine, et non depuis l’étranger. Certes, le christianisme n’a pas attendu les communistes pour se « siniser ». Déjà le jésuite Matteo Ricci (1550-1610) avait adapté la liturgie et les textes scripturaires à la culture chinoise – adaptations qui poseront question en ce qui concerne les rites traditionnels en l’honneur des ancêtres ou de l’empereur et qui finiront par être interdites par le pape en 1704.

Mais aujourd’hui la sinisation est surtout une manière pour les autorités communistes de se démarquer de l’autorité du Vatican sur l’Église catholique chinoise et sur les fidèles, perçue comme une ingérence étrangère. Concrètement, la couverture médiatique officielle des événements liés au pape est réduite à la portion congrue : quelques lignes seulement quand il rencontre Fidel Castro ou quand il dit vouloir visiter la Chine. Ce qui amène les catholiques du pays à s’informer autrement.


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Source et info sur la-croix.com ... Pour plus d'information lire la suite de l'article sur le lien suivant .
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