::+:: En Bolivie, on s’arrache le pape




Quatre mois après la visite du pape François en Bolivie, et alors que le pays se prépare à un referendum visant à modifier la constitution et permettre au président Evo Morales de briguer un quatrième mandat, le pape François se retrouve étonnamment au centre de l’attention.

En effet, le chef de l'opposition, Samuel Doria Medina, a utilisé l'image du pape François pour prôner le « non » au référendum et publiant une photo et en citant une phrase du pape lors de son voyage en Bolivie en juillet dernier selon laquelle « conserver le leadership longtemps conduit à la tyrannie », rapporte l'agence Apic.

De son côté, le président Morales tente lui aussi de s'approprier le soutien du pape François en faisant placarder des affiches rapportant des phrases du pape qui lui sont favorables accompagnées de la photo de sa rencontre avec le pontife lors de sa visite apostolique.

"Manipulation"

L’Eglise de Bolivie a réagi vivement, déplorant et condamnant « toute forme de manipulation ou d’usage intéressé des messages et des images de l’Eglise catholique et, en particulier, de son chef et pasteur, qu’est le pape François ».

« Nous demandons plus de respect pour la figure du Saint-Père de la part des autorités et des dirigeants de l’administration. Les messages doivent être lus dans leur ensemble, dans le contexte dans lequel ils ont été donnés, en évitant des lectures partielles et d’intérêt privé »,ajoutent les évêques boliviens.

Luis Espinal

Par ailleurs la justice bolivienne devrait ouvrir une enquête officielle pour faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat du Père jésuite Luis Espinal, tué le 21 mars 1980. Cette décision intervient après les révélations, début octobre, d’un ancien colonel Roberto Meleán, ex-officier des Forces Aériennes Boliviennes (FAB). Ce dernier a en effet accusé formellement deux colonels comme étant les commanditaires du crime perpétré contre le jésuite, à qui l’on reprochait ses prises de positions contre les dictatures et son appui aux mouvements de mineurs, indique l’agence Apic.

Lors de sa visite en Bolivie, en juillet dernier, le pape François avait reçu des mains d’Evo Morales, le président bolivien, la réplique d’un crucifix en forme de faucille et de marteau confectionné par Luis Espinal. Un cadeau qui avait surpris le pape mais que ce dernier a toutefois ramené à Rome, assurant qu’il s’agissait qu’il appartenait à « l’art de la contestation ».

++ O ++
Info La Vie

En savoir plus sur ... En Bolivie, on s’arrache le pape

Posts les plus consultés de ce blog

::+:: La seule religion d’Etat (4eS)

::+:: Les preuves historiques de l’existence de Jésus (3) : Témoignages externes sur les 4 évangiles

::+:: Qu’est-ce que le miracle eucharistique ?