::+::Au Kenya, le vigoureux plaidoyer du pape pour la justice sociale ...



Le souverain pontife a dénoncé les injustice dont sont victimes les habitants des périphéries, ainsi que le cynisme des grandes puissances face à l’Afrique.

________________________________


Le pape François reste fidèle à ses convictions. Il a profité vendredi de sa venue dans le bidonville de Kangemi, à Nairobi, pour lancer un appel fort à la justice sociale alors que son séjour au Kenya touche à sa fin . Accueilli par une foule enthousiaste et émue, le souverain pontife a condamné « l’injustice atroce » représentée par les « périphéries contaminées et abandonnées » par des minorités qui « concentrent pouvoir et richesse ». 

Avant d’insister sur « l’atroce injustice de la marginalisation urbaine » : « celle-ci, ce sont les blessures provoquées par les minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse et gaspillent de façon égoïste tandis que des majorités toujours croissantes sont obligées de se réfugier dans des périphéries abandonnées, contaminées, marginalisées ».
« De nouvelles formes de colonialisme »

Le pape argentin, depuis le début de son pontificat, a fait une priorité de la solidarité de l’Eglise avec les pauvres et de l’assainissement de l’environnement. Il appelle régulièrement à la fin de l’exclusion et de la « culture du déchet » consistant à trier les êtres humains en fonction de leur utilité à la société de la consommation. Un message d’une brûlante actualité au Kenya, l’un des pays les plus corrompus du monde. Jeudi, il a plaidé en faveur du dialogue interreligieux et s’est également inquiété de l’issue de la COP21 , estimant qu’il serait « catastrophique » de voir les intérêts particuliers l’emporter sur le bien commun.

Dans la petite église bondée de Saint-Joseph travailleur, tenue par les jésuites, tout le monde attendait le pape debout, en chantant et en dansant. Une foule nombreuse était massée le long des ruelles du quartier, même si la route menant à l’église avait été dégagée par les forces de sécurité, très présentes. Le bindonville de Kangemi abrite dans des conditions misérables plus de 100.000 personnes.

François a également dénoncé « de nouvelles formes de colonialisme » à l’égard des pays africains, qui les cantonne à être les « pièces d’un gigantesque engrenage ». « Il y a de nouvelles formes de colonialisme qui veut encore que les pays africains soient les pièces d’un mécanisme, les parties d’un engrenage gigantesque », a dit le pape, fustigeant les « pressions pour que soient adoptées des politiques de marginalisation, comme celle de la réduction de la natalité ». Il s’agit de la première tournée africaine du pape .

++ O ++
Info Les Echos.fr

Posts les plus consultés de ce blog

::+:: La seule religion d’Etat (4eS)

::+:: Les preuves historiques de l’existence de Jésus (3) : Témoignages externes sur les 4 évangiles

::+:: Qu’est-ce que le miracle eucharistique ?